20 octobre 2006


Souviens toi… 20 octobre

Par Claude Bensoussan
Mémoire...

1905

Des pogromes antijuifs éclatent dans plusieurs districts de la Russie, organisés par les autorités, avec la participation de l'armée, de la police locale et des voyous. Ils durent trois jours. Les boutiques et les maisons juives sont pillées et détruites.
A Alexandrovsk, 7 juifs sont égorgés, 46 blessés.
A Marioupol, 22 juifs sont égorgés.
A Yusovka, 12 juifs sont massacrés, une centaine blessés ou mutilés. A Uman, 3 juifs sont massacrés, de nombreux autres blessés.
Dans les villages voisins, Bogopol, Golta et Olviopol, 13 juifs sont massacrés, un grand nombre est blessé et beaucoup de femmes sont violées.
A Tomsck, plusieurs juifs sont massacrés, beaucoup mutilés ou blessés.

1939

Un premier convoi quitte Vienne (Autriche) avec 912 juifs à destination des marais de Nisko (Pologne).

A Lublin, création d'une administration spéciale du travail forcé, qui peut réquisitionner les juifs.

1941

3 500 juifs de Turek (district de Lodz, Pologne) sont déportés à Kovale Panskie, destinés au travail forcé.

Au cours d'une Aktion qui se prolonge cinq jours, 7 000 juifs du ghetto de Vitebsk (R.S.S. de Biélorussie) sont fusillés par les SS dans la tranchée antitank d'Ilovski, près de la rivière Vitba.

Les 8 000 juifs de Borissov (R.S.S. de Biélorussie) sont conduits hors du ghetto et assassinés par les SS.

Par ordre du commandant du ghetto de Kovno (Kaunas, R.S.S. de Lituanie), Helmut Rauca, les juifs doivent se rassembler place de la Démocratie, munis de leurs papiers d'identité. Ainsi débute une Aktion de grande envergure contre les internés du ghetto.

100 prisonniers d guerre juifs sont sélectionnés dans le camp de prisonniers de Darnica, près de Kiev (R.S.S. d'Ukraine), et fusillés par les SS dans une forêt au nord du camp.

La section spéciale D, commandée par Otto Ohlendorf, assassine 8 000 juifs à Odessa (R.S.S. d'Ukraine).

1944

Des Aktionen systématiques contre les derniers juifs de Hongrie commencent à 5 heures du matin. Tous les hommes entre seize et soixante ans doivent se tenir prêt au départ dans l'heure qui suit. On les regroupe à la hâte en compagnies de travail. Certains succombent déjà en cours de route, d'autres sont torturés à mort par les unités de Croix fléchées.
Des sanctions oui, mais lesquelles ?

Par Albert Bellaïche pour Guysen Israël News

A la lumière des derniers développements de l'affaire des essais nucléaires nord coréens, certains commentateurs ont trouvé justes mais inefficaces les sanctions adoptées par le Conseil de Sécurité. Inefficace dans le cas qui nous préoccupe maintenant, serait une expression pléonastique dans la mesure où elle implique des variantes de compréhension susceptibles de converger.


Maître Capello en la matière dirait et il a dit dans un commentaire récent diffusé par Guysen : " La vérité ou la fausseté de chaque proposition change assurément, profondément les choses. "
En ce qui concerne les positions adoptées par les dirigeants Coréens, bien que manquant de diplomatie, celle qui précisément est conçue et pratiquée couramment sur le plan international, n'en constituent pas moins des ouvertures non précisées de discussions entre les parties à la condition que les sanctions trouvent dans leur expression des antidotes dans la formulation même de la motion onusienne. En d'autre terme, les antagonistes, chacun de leur côté, souhaitent une solution du problème posé à condition que les interprétations n'impliquent pas de positions décisives les concernant.
Ce qui peut paraître à l'un, sévère et insupportable, est interprété par son vis à vis comme une logique utile et nécessaire.

Après la Corée du Nord, reste le problème du programme de l'enrichissement nucléaire iranien, qui poursuit sa route sans se soucier de la position internationale sur le sujet. Malgré les interventions nombreuses et récurrentes de la diplomatie internationale, dire que la solution peut se situer à un niveau de négociations directes, est un non-sens caractérisé car poursuivre d'une part son programme sans discontinuer et déclarer d'autre part que la négociation peut aboutir, est antinomique dans sa tournure hypocrite et pleine de faux-semblants que les dirigeants iraniens pratiquent avec une certaine réussite.
D'aucuns pensent et certains de nos commentateurs n'ont pas manqué de nous l'indiquer, que l'effet " coréen " ayant été velléitaire, la mesure s'est avérée insuffisante. Alors la question est posée : Quelles sont les sanctions susceptibles de remplir leurs fonctions en la matière ?
Un écrivain bien connu a déclaré un jour que la pire sanction qui pourrait arriver à un Etat, n'est ni violente, ni économique et encore moins militaire, mais dans l'inimitié générale et dans l'isolement total…
Hillel HALKIN écrivait en effet : " Le rôle d'une campagne efficace est de mettre le pays à punir sous silence ainsi que ses amis et ses défenseurs… Un tel projet, s'il était couronné de succès serait beaucoup plus efficace que toutes sortes de sanctions économiques ou militaires… "
Encore faut-il réunir un consensus international pour mettre au banc de la société ceux qui la défient et la bravent.
Comment faire pour tisser une telle toile autour des fauteurs de troubles ? Il serait souhaitable d'en arriver à des interdictions de paraître ou de figurer, par exemple de d'interdire à ces pays toutes participations à des compétitions sportives. Cela peut sembler insignifiant dans la lettre mais serait d'une grande efficacité dans la pratique. Bien sûr que de telles mesures seraient accompagnées par d'autres sanctions du même type, avec la possibilité d'en arriver à l'exclusion pure et simple du concert des nations et de tous les organismes y afférent, par petites touches et avec des avancées approuvées par le plus grand nombre.

Dans la douceur et avec élégance, les antagonismes durs et inflexibles pourraient se retrouver en position de faiblesse et rentrer dans le rang, si de telles décisions pouvaient recueillir l'assentiment des braves et des justes…et aussi celui des autres.

Israël - Liban sud, quelle belle affaire !
Editorial de la semaine du 21/10/2006

Par Guy Senbel pour Guysen Israël News

Vendredi 20 octobre 2006 à 02:42


Cette semaine, hormis les remous provoqués par ''l'affaire Katsav'' l'actualité a laissé passé une petite phrase qui a fait l'effet d'une bombe au sein de notre rédaction.
Le commandemant français de la FINUL au Liban sud envisagerait de tirer éventuellement sur les avions israéliens si ces dernier violaient l'espace aérien libanais.


Même dans nos pires cauchemards, il nous semblait impossible qu'un tel scénario pourrait un jour être seulement évoqué.

Nous pouvions lire avec effarement dans le factuel fil d'infos de Guysen dès le 16 octobre :

Selon une déclaration du ministre de la Défense Amir Peretz devant le comité de la Défense et des Affaires étrangères, le commandement du contingent français de la FINUL a averti qu'il risque de se trouver forcé d'ouvrir le feu contre les avions de Tsahal si ces derniers continuent de survoler le territoire libanais.(Guysen Israël News)
M. Peretz a poursuivi que cependant l'Etat d'Israël continuerait ses patrouilles dans le ciel libanais aussi longtemps que la résolution onusienne 1701 ne serait pas appliquée.

Par contre, le 18 octobre c'est cette news qui tombait :

La mission de la Finul ne consiste pas à désarmer le Hezbollah. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a tenu ces propos au journal arabophone ''Al Hayyat''. Il affirme avoir reçu des indications en ce sens de la part de Kofi Annan, le secrétaire général de l'Onu, et de Fouad Siniora, son homologue libanais. (Guysen Israël News)

La résolution onusienne 1701 serait-elle à géometrie variable?

La direction du Hezbollah, elle en est sûre et c'est tout naturellement que tombait sur nos ''bippers'' le 19 octobre :

Le Hezbollah, par l'intermédiaire du sheihh Naïm Qassem, l'adjoint au cheikh Hassan Nasrallah, a lancé un appel à la Finul, lui demandant d'ordonner à ses forces de tirer sur tout avion israélien qui survolerait le Liban.(Guysen Israël News)
« Il s'agit d'une atteinte à la souveraineté du Liban », a-t-il déclaré.

Un peu plus tard dans la journée nous recevions une déclaration :

Le général Alain Pellegrini, chef de la Finul, a déclaré que les règles d'engagement pourraient être modifiées afin d'empêcher les incursions d'avions israéliens dans l'espace aérien libanais. Les forces françaises au Liban sont équipées de missiles anti-aériens.(Guysen Israël News)

Là, le général français avait probablement été trop vite dans ses déclarations,,, mais probablement pas trop loin!
Les réactions des officiers israéliens effarés ayant du affoler les pontes onusiennes, nous recevions donc à peine deux heures plus tard un réajustement qui n'a fait qu'augmenter notre inquiétude :

Les propos du général Alain Pellegrini mal interprétés? Un porte-parole de l'Onu a indiqué que le chef de la Finul désirait simplement souligner que tout changement des règles d'engagement au Liban sud devait recevoir l'approbation du Conseil de sécurité. (Guysen Israël News)

Nous ne savons pas si M. Pellegrini est un bon général mais après ces quelques déclarations, il parait posséder de grandes qualités en matière d'intendance. Il a du stock en missiles sol-air, alors il aimerait bien pouvoir démontrer que l'industrie militaire française fabrique des produits d'excellente qualité, en les testant sur les avions israéliens.

A ce niveau de responsabilité, avancer de telles idées est,,, irresponsable, et risque de mener la région vers une véritable catastrophe.

Il aura réussi à décrédibiliser un peu plus le ''machin'' (c'est ainsi que de Gaulle avait qualifié l'ONU) aux yeux d'une majorité de citoyens israéliens.
Même le très crédule gouvernement Olmert va peut-être finir par se rendre compte qu'il s'est fait berner lors du cessez-le-feu.
En attendant, les soldats israéliens enlevés sont toujours aux mains du Hezbollah.
Personne ne désire désarmer cette organisation terroriste.
Cependant, la Finul qui ne contrôle rien au Liban sud, est prête à réagir de manière très musclée si Israël continu à vouloir essayer de se défendre,,,

Quelle belle affaire !

19 octobre 2006


Souviens toi…19 octobre

Par Claude Bensoussan




Mémoire...

Rubrique quotidienne




1298

Au cours des persécutions de Rindfleisch, du nom du chevalier allemand qui en fut l'instigateur, plus de 140 juifs sont massacrés à Heilbronn (Allemagne).
Le même jour, les hordes de Rindfleisch massacrent les membres de l'unique famille juive habitant Neckarsulm : Vivis, sa femme Meilin et leur petite-fille Meilin.

1704

Un autodafé se teint à Lisbonne (Portugal), dans lequel figure Diego Nunes Ribeiro, accusé d'être un " judaïsant ". Il fait pénitence et se réconcilie avec l'Eglise, mais finint par fuir en Angleterre.

1905

Des pogromes contre la population juive éclatent dans plusieurs provinces de Russie, organisés par les autorités avec la participation de l'armée, des cosaques, de la police locale et des voyous. Les pogromes durent de deux à cinq jours, durant lesquels les biens juifs sont pillés et détruits, les synagogues profanées.
A Elisabethgrad, 11 juifs sont massacrés, 150 blessés. A Kichinev, 29 juifs sont égorgés, 56 grièvement blessés.
A Nikolayev, plusieurs juifs sont massacrés. A Feodossia, 11 juifs sont égorgés et 11 autres mutilés.
A Solotonocha, 1 membre de l'autodéfense juive est tué, plusieurs juifs sont blessés.
A Nvechin, 30 juifs sont battus. A Novosybkov, 2 membres de l'autodéfense juive sont égorgés, 19 juifs sont blessés.

1941

Un convoi quitte Vienne (Autriche) avec 1 003 juifs à destination de Lodz (Pologne)

1942

1 327 juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork au camp d'extermination d'Auschwitz.

3 000 juifs sur les 3 500 du ghetto de Pinczov (province de Kielce, Pologne) sont arrêtés et déportés au camp d'extermination de Treblinka. 100 juifs parviennent à fuir et à rejoindre les partisans. La communauté de Pinczov remonte au XVIe siècle.
Le même jour, plus de 1 000 juifs du camp de concentration de Theresienstadt sont déportés à Treblinka, où ils sont gazés dès leur arrivée.

1943

Un convoi quitte le camp de regroupement de Westerbork avec 1 007 juifs déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

1944

Un transport quitte le camp de concentration de Theresienstadt avec 1 500 juifs déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

CE VASTE MENSONGE QUE LE DROIT AU RETOUR DES REFUGIES PALESTINIENS

CE VASTE MENSONGE QUE LE DROIT AU RETOUR DES REFUGIES PALESTINIENS

Par Bertrand Ramas Muhlbach pour Guysen Israël News

Mercredi 18 octobre 2006 à 22:04


L’un des sujets de discordes qui oppose israéliens et palestiniens, tient au problème qualifié de « droit au retour des réfugiés palestiniens ».
Les palestiniens exige l’application d’un « supposé » droit international qui offrirait aux 700 000 palestiniens ayant fui leur domicile en 1948 lors de la guerre d’indépendance (devenus depuis 7 millions), le droit de revenir en Israël alors que pour leur part, les israéliens considèrent que ce retour est inenvisageable.


L’invocation d’une telle prérogative exige donc d’en analyser le fondement juridique pour vérifier si, effectivement, il existe un droit au retour des palestiniens, immuable et perpétuel, sur le territoire devenu israélien.

En réalité, l’analyse des conditions de la résolution 194 de l’Assemblée Générale des nations unies du 11 décembre 1948 permet de comprendre que ce droit, limité à l’origine, s’est éteint depuis de nombreuses années (I) et que la revendication concernant un droit au retour en Palestine n’est que le résultat d’une manipulation intellectuelle des textes (II).

I L’EXTINCTION HISTORIQUE DU DROIT DE RENTRER DANS LES FOYERS PALESTINIENS

Le 11ème alinéa de la résolution 194 de l’Assemblée Générale des nations unies du 11 décembre 1948 énonce : « 11. l’assemblée Générale des nations unies décide qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de...».

Le texte n’émane pas du Conseil de Sécurité et n’à aucune valeur coercitive pour Israël mais en tout état de cause, son application suppose le respect de conditions particulières (1°) dont le non respect de a entraîné la perte définitive du droit de rentrer dans « les foyers » (2°).

1° - les conditions particulières d’application du texte.

La résolution 194 est on ne peut plus clair sur la prérogative offerte aux palestiniens ayant pris le statut de réfugié en 1948: il s’agit pour ceux qui le désirent, de « rentrer dans leur foyer », c'est-à-dire, étymologiquement, dans le lieu où ils ont « fait du feu » ou encore le lieu où ils ont habité.

A ce titre, ne sont concernés que les palestiniens ayant vécu en 1948 sur le territoire devenu israélien, à l’exception des enfants, petits enfants ou encore arrière petits enfants qui n’ont jamais foulé le sol israélien et qui par conséquent, n’ont jamais eu de « foyer » sur le territoire d’Israël lors des événements survenus en 1948.

Par ailleurs, la faculté de rentrer dans des « foyers », suppose des lieux d’habitation, qu’ils existent réellement et physiquement c'est-à-dire que les lieux en cause soient identifiés et qu’ils puissent constituer un lieu intime propice à la reprise d’une vie chaleureuse.

A défaut, il convient de revenir au cadre fixé par la résolution qui indique :

« et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé ».

Ainsi, la seule possibilité est de percevoir des indemnités dans l’hypothèse où des biens ont été perdus ou endommagés, à condition, bien évidemment, de justifier d’une propriété perdue ou endommagée.

Ce droit à indemnisation est également offert aux palestiniens de 1948, qui n’ont pas voulu rentrer dans leur foyer... à condition qu’ils se manifestent.

Notons également que le texte prévoit deux derniers critères fondamentaux pour permettre le droit de rentrer dans « les foyers ».

Il s’agit d’une conditions de délai : « le plus tôt possible » et d’une condition tenant à l’état d’esprit : « et de vivre en paix avec leur voisin ».

Faute d’être revenu dans leur foyer rapidement et dans l’intention de vivre en paix avec les voisins, la prérogative s’est éteinte emportant renonciation définitive par les palestiniens de 1948 à ce droit.

2°- la renonciation implicite mais définitive du droit de rentrer dans les foyers

Le délai de rapidité envisagé par la résolution 194 pour revenir dans les foyers (« le plus tôt possible ») se comprend à la lumière de l’esprit du texte dans la mesure où un délai trop long fait perdre au lieu d’habitation sa nature de « foyer ».

C’est la raison pour laquelle, les personnes qui envisageaient de rentrer dans leur foyer après les événements de 1948 devaient le faire immédiatement.

C’est d’ailleurs ce qui a été fait par de nombreux palestiniens devenus israéliens comme par exemple, la famille d’Emile Shoufani, Palestinien chrétien né en 1947 à Nazareth (devenu « curé de Nazareth »), qui a fui son village en 1948 à l’époque de la guerre mais qui est « rentré dans son foyer » avec les membres de sa familles quelques mois après la déclaration d’indépendance d’Israël.

Emile Shoufani, palestinien chrétien, qui n’a cessé de favoriser les rapprochements entre palestiniens et israéliens a d’ailleurs reçu de prestigieuses récompenses pour son action en faveur de la paix telles le prix de la tolérance 2004, le prix Docteur Honoris Causa 2004 ou encore la « médaille de paix » décernée par le CRIF en 2004.

Inversement, le refus pour les palestiniens de rentrer dans « leur foyer » le plus rapidement possible, leur a fait perdre le bénéfice de la prérogative d’autant que ce refus de rentrer dans leur foyer s’accompagnait du refus de vivre en paix avec leurs voisins.

Ce refus de vivre en paix s’est traduit par la rédaction de la charte de l’OLP approuvée le 17 juillet 1968, et notamment son article 15 qui énonce « la libération de la Palestine, d’un point de vue arabe, est un devoir national,...et vise à l’élimination du sionisme ». (A l’occasion du processus de paix dit « d’Oslo », Yasser ARAFAT a estimé que le texte était caduc mais il ne l’a jamais abrogé).

De la même manière, l’objectif visant à la destruction de l’Etat hébreu a été repris dans la charte du HAMAS du 18 août 1988 qui offre dans son introduction « de donner le bras à tous ceux qui mènent le Jihad pour la libération de la Palestine ».

Il résulte de tout ceci que le refus, pour les palestiniens, de vivre en paix avec leur voisin leur a définitivement, fait perdre le bénéfice de prérogative reprise sous l’article 194 de la résolution du 11 décembre 1948.

Or, conscient de la perte certaine de ce droit, les dirigeants palestiniens ont habilement décidé de modifier le « droit de rentrer dans les foyers » par une manipulation intellectuelle des textes.

II LE RECOURS A LA MANIPULTATION INTELLECTUELLE DES TEXTES

Les palestiniens non désireux de vivre en paix avec leur voisin ont imaginé un fondement perpétuel au droit de rentrer dans les foyers en substituant la notion de territoire palestinien à la notion de « foyer » (1°) et en faisant glisser la notion de « droit de rentrer dans les foyers » vers la notion de « droit au retour » non prévu par la résolution 194 (2°).

1° la substitution de la notion de territoire à la notion de foyer

La rédaction de la Charte OLP de 1964 approuvée en 1968 avait pour finalité de figer le cadre de l’éviction des juifs de Palestine.

Or, pour ce faire, et compte tenu des difficultés rencontrés pour déloger les juifs, les dirigeants palestiniens ont modifié l’esprit de la résolution 194 en faisant du territoire palestinien, « le foyer » de tous les palestiniens et ce, grâce à une rédaction très fine des 4 premiers articles de la Charte OLP.

Ainsi, pour élargir la notion « de foyer », l’article 1er de la Charte OLP n’a pas manqué de poser que « la Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien ».

Bien évidemment, la référence à l’origine « arabe » des personnes concernées par le « foyer » était nécessaire pour éviter que « ce foyer » puisse également être celui des juifs qui, en 1948, étaient palestiniens avant de devenir israélien.

Par ailleurs, pour figer l’assiette géographique « du foyer », l’article 2 de la Charte OLP a précisé que « les frontières de la Palestine sous le mandat britannique constituent une unité territoriale indivisible ».

Le cadre étant posé, il convenait de donner une apparence de légitimité à ce droit de rentrer dans « le foyer » (devenu synonyme de Palestine) en rappelant sous l’article 3 de la Charte OLP que « le peuple arabe palestinien possédait le droit légal au retour dans leur foyer ».

Il ne restait qu’à contourner la limitation temporelle fixée par la résolution 194 en préconisant dans l’article 4 de la Charte de L’OLP que « l’occupation sioniste et la dispersion du peuple arabe palestinien à travers les désastres, ne lui ont pas fait perdre leur identité palestinienne ».

En vertu de ce dernier article, chaque descendant de palestinien conserve son identité palestinienne quelque soit son lieu de naissance et fatalement, son droit de rentrer dans « son foyer » qui n’est autre que le territoire palestinien

Dès lors, la combinaison des 4 premiers articles de la charte de l’OLP de 1968 permet aux dirigeants palestiniens d’installer dans l’esprit des jeunes générations, qu’il sont titulaire d’un droit international permettant non plus, un retour dans « des foyers de 1948 » pour ceux qui en ont été chassés, mais bien un droit au retour en Palestine.

En réalité, cette manipulation des textes participe d’un extraordinaire mensonge grâce auquel, les jeunes générations palestiniennes sont désormais convaincues qu’elles disposent d’un droit au retour « internationalement reconnu » en Palestine

2° - le glissement du droit pour les palestiniens de « rentrer dans les foyers » vers le droit au « retour des réfugiés »

Juridiquement, les réfugiés palestiniens de 1948 ne sont concernés que par les dispositions de la résolution 194 qui constituent le cadre « du retour dans les foyers ». Ils ne sauraient se prévaloir d’autres textes qui ne les concernent pas même si dans l’absolu, les dispositions postérieures à celles du 11 décembre 1948 leur seraient éminemment plus favorables

Il s’agit des résolutions de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies qui a, bien après 1948, a organisé les modalités du droit au retour des réfugiés ou des personnes déplacés dans leur propres pays. (Résolutions 1994/24 du 26 août 1994 et 1998/26 du 26 août 1998 de la Sous-commission et les résolutions 1999/47 du 27 avril 1999, 2000/53 du 25 avril 2000 et 2001/54 du 24 avril 2001 de la Commission des Droits de l’Homme).

Il en est ainsi :

1° du droit de retourner librement chez soi pour lequel la commission considère qu’il s’agit d’un lieu d’origine conformément au droit à la liberté de circulation et au droit de choisir sa résidence.

2° du droit à la restitution des logements et des biens à la charge de l’Etat qui dépossède des personnes.

3° du droit au retour dans des conditions de sécurité avec obligation de faciliter l’exercice de ce droit

4° l’obligation faite au regard du droit de propriété qui permet de l’échange des droits de propriété contre des droits identiques. 5° de l’obligation de préserver les droits des personnes déplacées

6° l’obligation de collaborer avec le haut commissariat des nations unis pour les réfugiés

En vertu du principe de non rétroactivité de la loi selon lequel, les textes légaux n’ont vocation à jouer que pour l’avenir, les dispositions entrées en vigueur postérieurement à 1948 ne sauraient profiter aux palestiniens de 1948 même si la tentation est grande pour eux d’invoquer ces dispositions.

Inversement, ces textes ont vocation à s’appliquer aux expulsés du GOUSH KATIF et autres territoires de JUDEE SAMARIE puisque leur expulsion est intervenue postérieurement à l’entrée en vigueur de ces textes.

L’Etat d’Israël n’a donc aucune obligation à l’égard des réfugiés palestiniens mais en revanche, se doit, théoriquement, d’organiser le droit au retour des personnes israéliennes dans les lieux desquels elles ont été chassées en 2005 et 2006.

16 octobre 2006

VUE SUR L’AVENIR

VUE SUR L’AVENIR

Analysons le passé pour tenter de prévoir l’avenir. Cette analyse s’appuiera notamment sur des citations largement diffusées :

- Nasrallah a avoué que, s’il avait prévu la violente réaction du Gouvernement d’Israël après la ‘brillante’ opération du 12-7-2006 (assassinat et blessures de plusieurs soldats et kidnapping de deux d’entre eux), il n’aurait pas donné le feu vert pour son exécution.

- Olmert a proposé, ces derniers jours, au Liban, d’établir la paix entre les deux états et le Chef du Gouvernement (opposé, dit-on, à la Syrie… ?), Fuad Siniora, l’a rejetée affirmant que : « Le Liban sera(it) le dernier des pays arabes à signer un accord de paix avec Israël » Ajoutons que le Liban a ‘adopté’ la position du Hezbollah au sujet des fermes de Chebaa (à moins qu’il ne l’ait fixée) et exige leur ‘restitution’ (alors qu’elles appartiennent à la Syrie).

La première citation nous apprend que la deuxième guerre du Liban, déclenchée par Israël, n’était pas au programme du Hezbollah, le provocateur, qui a été surpris.

La deuxième citation prouve que les affirmations, à savoir que le Président du Liban, Emile Lahoud est partisan de la Syrie et Fuad Siniora s’y oppose, permettent de dresser un rideau de fumée sur la vérité. Lahoud et Siniora qui, dans son gouvernement a des ministres membres du Hezbollah, ont apporté et apportent un soutien total au Hezbollah (Nous avons déjà montré comment ils auraient pu, si telle était leur conviction et s’ils n’étaient pas solidaires du Hezbollah, empêcher la guerre du 12-7-2006). Soyons clair : le Hezbollah est l’armée de choc du Liban, la dite armée libanaise constitue une police armée. La présentation officielle des autorités libanaises, à savoir que la Hezbollah a créé un état dans l’état et est autonome, permet le libre cours du terrorisme qui ne se plie à aucune loi et peut violer des lois internationales. Et Israël loue le jeu mensonger sans le dénoncer !

Le résultat tangible de cette deuxième guerre du Liban consiste dans la mise à jour de notre impréparation mais aussi des moyens dont le Hezbollah disposait. Tel n’était pas son but de révéler, avant l’heure, ses moyens militaires et ses préparations sur le terrain : bunkers, dépôts d’armes, Katiouchas, fusées …

A notre avis, la guerre a éclaté trop tôt du point de vue du Hezbollah et a permis à Israël de détruire une partie de son potentiel sans que ses alliés (Syrie et Iran) ne volent à son secours. Pourquoi ? Ils n’étaient pas prêts, en particulier l’Iran.

Rappelons le reproche fait souvent à Israël par les Européens et par les E.U., après les attaques terroristes du nord ou du sud : ‘réaction excessive’ ou ‘réaction disproportionnée’. En effet, dans ce cas la question se pose : la deuxième guerre du Liban appartient-elle à ces catégories de réactions ?

Dans le sud également des opérations sévères ont été menées depuis le 25-6-2006, jour du kidnapping de Gilad Shalit et l’assassinat de deux autres militaires.

Les bilans sont très lourds ; seulement en tués : du coté israélien 120 militaires et 40 civils environ et du coté libanais et palestinien plus de 700 militaires et 1500 victimes civiles.

Les questions qu’il y a lieu de poser sont les suivantes :

- Pourquoi le gouvernement libanais et l’Autorité Palestinienne ne sont-ils pas découragés par de tels bilans ‘disproportionnés’ et ne cessent-ils pas les attentats ?

- Pourquoi se défilent-ils de toute proposition de paix ?

Les résultats des guerres du Liban et des opérations contre l’Autorité Palestinienne prouvent qu’il n’y a pas de ‘réaction disproportionnée’ : rien ne les fera céder quelles que soient leurs pertes car ils constituent les avant-gardes de la ‘Nation Arabe’ qui s’est fixée un but stratégique, à savoir détruire Israël, en sacrifiant, si besoin est, les peuples libanais et palestiniens. Immédiatement derrière eux se tiennent à leurs cotés en deuxième ligne la Syrie et l’Iran.

En attendant l’heure où la Syrie et l’Iran seront en mesure de donner l’estocade finale (D.ieu nous préserve !), le Liban et l’A.P. ont été chargées de donner des coups d’épingles pour maintenir l’ambiance de guerre jusqu’au pour J et l’heure H. Les derniers coups d’épingles trop douloureux aux yeux d’Israël ont provoqué une ‘réaction disproportionnée’ et amené à la mise à jour du plan diabolique des ‘4’.

Remarquons que l’esprit d’El Kaïda, qui anime les fondamentalistes du Hezbollah et du Hamas, se retrouve dans l’action du 11-9-2001 aux E.U. : leur réaction en Afghanistan puis en Irak était-elle ‘disproportionnée’ ? Pas assez puisqu’elle n’a pas découragé le terrorisme international : ce qui est nécessaire probablement pour venir à bout du fondamentalisme islamique et de ses prétentions, c’est le développement de la troisième guerre mondiale (qui a débuté à la date précédente) sur tous les fronts et la confiscation des ressources pétrolières.

A quoi doit-on s’attendre dans notre secteur dans un proche avenir? Les ‘4’ vont reconstituer au plus vite le potentiel du Hezbollah avec la bénédiction du Gouvernement libanais ; ils amènent le Hamas au niveau du Hezbollah par les transferts d’armes à la frontière égyptienne (suivant le général Guiora Highland). Ils vont attendre que le stock, en Iran, de bombes atomiques prévu soit prêt pour déclencher le deuxième ‘round’ qui comportera :

- Du Liban et de l’A.P. un déluge de fusées et Katiouchas de toute puissance sur Israël,

- De la Syrie, un déluge de fusées comportant des bombes non conventionnelles (bactériologiques et chimiques),

- De L’Iran, quelques fusées porteuses de bombes atomiques.

Que pourront faire les fusées israéliennes Hetz et les fusées américaines Patriotes ? Elles seront débordées et le rideau de protection qu’elles fourniront sera perméable !

Que peut faire Israël dans l’immédiat face à cette perspective ?

La théorie de Kadima et de ses tenants qui n’ont pas désarmé malgré les échecs répétés, consiste à tenter de détacher la Syrie du groupe des ‘4’ en l’alléchant au moyen du Golan. Même si elle acceptait ne serait-ce un marché de dupes ? N’obtiendrait-elle pas une base d’attaque rapprochée ?

Olmert a déclaré que le plan de regroupement n’était plus à l’ordre du jour : donc il l’a simplement différé pour des questions budgétaires, mais n’est pas convaincu que le plan du désengagement ainsi qu’Amona ont constitué une catastrophe nationale.

Dans la paracha ‘Ki Tavo’ de la semaine du 3 au 9-9-2006, Deutéronome 28-versets 15…28 est écrit : « Mais si tu n’écoutes pas ton D.ieu… Le Seigneur te frappera de démence et d’aveuglement et de perturbation morale… » Ces phrases s’appliquent à nos gouvernants qui, après les échecs cuisants subis depuis 1993 et surtout depuis un an et demi, auraient dû prendre conscience de leur débilité mentale et disparaître.

Que faut-il donc faire ? D’abord changer de direction dans tous les secteurs politiques, judiciaires, militaires, médiatiques… Alors la nouvelle direction de l’Etat d’Israël devra non seulement préparer toute l’armée en vue de missions terrestres, maritimes et aériennes difficiles, mais encore préparer les fusées d’attaque susceptibles de détruire le potentiel de l’Iran et de la Syrie en première étape, avant de s’occuper du Liban et de l’A.P.. Cette dernière devra être rayée définitivement et démembrée : Gaza retournera à l’Egypte et la Judée-Samarie reviendra à Israël qui déterminera des zones d’autonomie (ce sujet sera détaillé plus tard.)

La grande question à régler est : Quand agir?

Au plus tard le jour J, une heure avant l’heure H que fixeront les ‘4’.

Nous avons eu dans le passé, et nous espérons avoir dans le présent un service de renseignements suffisamment compétent pour prévenir les autorités en temps voulu.

15 octobre 2006

14 octobre 2006


AVSEQ01
Vidéo envoyée par hatikva

12 octobre 2006



Souviens toi… 11 octobre
Par Claude Bensoussan


1941
Un train de juifs déportés de Suczava passe par la gare de Czernovitz (capitale de la Bucovine, R.S.S. d'Ukraine). Il est stoppé par les nazis et les gardes roumains afin de décharger les cadavres des juifs morts au cours du voyage dans des wagons glacés et bourrés de monde. Le train reprend alors sa route vers le ghetto de Czernovitz. Les nazis fusillent 400 juifs à Belgrade. Les juifs de Czernovitz sont parqués dans un ghetto, leurs biens confisqués. Par la suite, les internés seront déportés en Transnistrie.
1942
Au cours d'une Aktion dirigée contre les juifs d'Ostroviec (province de Kielce, Pologne), 11 000 juifs du ghetto et des villages environnants sont rassemblés et déportés au camp d'extermination de Treblinka, où ils périssent tous.La communauté juive de la ville remonte au XVIIIe siècle. Environ 4 200 juifs de Lubartov (province de Lublin) sont déportés aux camps d'extermination de Sobibor, Belzec et Maïdanek, où tous périssent. Parmi eux se trouvent 1 000 juifs qui, un an auparavant, avaient été déportés de Slovaquie à Lubartov. Cette dernière ville est déclarée " purifiée de ses juifs ". Pendant plus d'un an, un groupe de partisans juifs combat dans les forêts, dirigé par Samuel Jegier et Mietek Gruber. 3 000 juifs de Bicheva (province de Lublin) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.
1944
Au cours d'une Aktion, les SS fusillent 208 jeunes juifs d'Ujvidek (Yougoslavie), qui travaillent sur la voie ferrée. 12 juifs survivent. 20 malades mentaux juifs de Venise sont internés dans le camp de concentration tristement célèbre de Risiera di San Sabba, près de Trieste, le seul camp nazi en territoire italien. Le soir du même jour, 5 ou 6 d'entre eux ont déjà été tués par les SS gardant le camp.

Voici deux milles ans en effet, le peuple d’Israël avait le devoir de 'monter' à Jérusalem pour apporter ses offrandes au Temple de Jérusalem.



Jérusalem superstar

Ils sont venus de loin, ou de la banlieue d’à côté, pour lui rendre hommage. Équipés de sacs à dos, poussant des landaus, et armés de bouteilles d’eaux, ils veulent l’a parcourir de long en large.Juifs et non juifs, laïcs et orthodoxes ils sont tous là.Par milliers ils ont répondu présents à ce rendez-vous, vieux de plusieurs millénaires, que leurs âmes n’ont apparemment pas oublié.
Voici deux milles ans en effet, le peuple d’Israël avait le devoir de 'monter' à Jérusalem pour apporter ses offrandes au Temple de Jérusalem. Les rues de la ville sainte s’emplissaient d’une extraordinaire cacophonie et son activité décuplait. Hommes femmes et enfants se pressaient vers la ville d’or pour unir leurs prières. Les nations, particulièrement associées à cet évènement, envoyaient leurs émissaires qui affluaient les bras chargés d’offrandes. Par un extraordinaire miracle historique, voici que le scénario se reproduit chaque année depuis la création de l’État juif moderne.Si les costumes et les coutumes ont quelque peu changé, si la splendeur du Temple s’est éteinte, et si la topographie des rues s’est quelque peu modifiée, l’amour qu’éprouve le peuple juif et les nations pour Jérusalem n’a pas pris une ride.70 000 personnes assistaient lundi 9 octobre à l’ancestrale 'birkat Cohanim' (bénédictions des Cohen) et 100 000 parcouraient les rues de la capitale le lendemain à l’occasion de la Marche de Jérusalem.Les motivations sont diverses et variées à l’image de la fête de Soukot qui met à l’honneur les différents types de personnalités qui compose le 'Loulav'…"Nous venons de Rehovot avec nos enfants pour qu’ils connaissent Jérusalem" explique Ornit. "Ce déplacement est éducatif et nous en profitons pour participer aux nombreuses activités organisées par la mairie"."La tradition doit être respectée et en venant à Jérusalem nous nous conformons à une coutume vielle de plusieurs millénaires" indique quand à lui Moshé qui a fait le voyage depuis Beer-Shéva."Des générations entières ont prié pour que le peuple juif soit à nouveau réuni à Jérusalem, et ne pas venir au moins une fois par an dans cette ville historique reviendrait à les trahir " confie Mihal."Nous avons profité de ces quelques jours de vacance pour visiter de la famille à Jérusalem" explique Ben. C’est un vrai dépaysement lorsque l’on vient de Tel-Aviv !".Si certains se trouvaient donc là par hasard, leurs yeux ne brillaient pas moins lorsque la principale artère de Jérusalem s’est emplie de milliers de participants à la Marche de Jérusalem.Policiers, volontaires, agents de la fonction publique, grandes sociétés privées et militaires ont fièrement défilé dans la rue Yaffo suivis par d’innombrables délégations de chrétiens amis d’Israël vêtus de leurs costumes traditionnels, et portant des étendards sur lesquels on pouvait lire de véritables déclarations d’amour pour Israël et le peuple juif en général.'On vous aime', 'Vous n’êtes pas seul', 'nous prions pour la paix à Jérusalem', 'nous sommes à vos côtés !' clamaient les pancartes brandies par des Hollandais, des Anglais, des Américains, des Japonais, des Angolais, des Allemands, bref par la terre entière…5 000 de ces chrétiens évangéliques, défenseurs d’Israël à travers le monde, avaient fait le voyage à Jérusalem pour cet événement qui coïncide chaque année avec la fête des Tabernacles. Ce 27e rassemblement annuel, sponsorisé par l’ambassade chrétienne internationale à Jérusalem, devrait rapporter 15 millions de dollars aux caisses de l’état selon les estimations du ministère du Tourisme qui a déclaré que cet événement était le plus important de l’année pour l’industrie touristique.Distribuant confiseries et drapeaux, ils serraient les mains d’Israéliens ébahis devant cet étalage d’affection et qui se demandaient s’ils ne rêvaient pas."Soukot est l’une des seules fêtes au cours de laquelle nous récitons le 'hallel' (louange au créateur récitée lors des fêtes juives) complet" indique le Rav Arieh Levy. "On doit cette exception au fait que Soukot n’a été entachée par aucune guerre menée avec les peuples non-juifs aux temps bibliques. En hommage à cette unité avec les nations du monde, nos sages nous ont autorisés à lire la prière, très particulière, du Hallel en entier".Alors que l’espace d’un court moment, les nations vibraient à l’unisson avec le peuple juif, Jérusalem, cœur vivant d’Israël, a vécu un état de grâce. Le même que celui auxquels les sages d’antan voulaient probablement faire allusion en instaurant l’obligation de réciter la prière du Hallel dans son intégralité…

09 octobre 2006

Appel aux dirigeants européens à propos de l'IranAu nom de notre attachement à la démocratie

(document source www.migdal.org)

Appel aux dirigeants européens à propos de l'IranAu nom de notre attachement à la démocratie, à ses valeurs, aux libertés qu'elle garantit, au respect des règles de droit qui la fondent, nous exhortons les dirigeants européens à faire face au danger que font peser sur le monde les dirigeants iraniens, leur volonté de se doter de l'arme nucléaire et de «rayer Israël de la carte ». En tant que citoyens soucieux de l'avenir de l'Europe autant que de l'avenir du Proche-Orient, nous les appelons à : - refuser les violations du droit international et du traité de non-prolifération des armes nucléaires, signé par l'Iran ; - tirer les conséquences du marché de dupes de négociations reconduites indéfiniment, sans résultat; - demander à l'ONU qu'elle fasse respecter sa charte interdisant à tout État membre l'incitation à la haine et l'appel à la destruction d'un autre État membre, faute de quoi l'ONU perdrait toute légitimité ; - dénoncer les thèses négationnistes sans cesse réaffirmées par les dirigeants iraniens ; - combattre le financement de mouvements terroristes par le régime iranien. Nous lançons cet appel aux dirigeants européens, à qui incombe, au nom de leurs peuples, la responsabilité historique de faire obstacle au retour de la barbarie. http://www.objectif-info.com/index.htm


octobre
Souviens toi… 9 octobre
Par Claude Bensoussan
Mémoire... Rubrique quotidienne
1920
Un pogrome éclate à Vilna. Il dure trois jours. L'armée polonaise, qui occupe la ville après le départ de l'Armée rouge, commence à massacrer les juifs. 80 sont fusillés, d'autres enterrés vivants ou noyés. Presque toutes les victimes habitaient la banlieue de Lipovka.
1939
800 personnes, des juifs pour la plupart, dont des femmes et des enfants, sont fusillées par les SS à Dobrcz (district de Bydgoszcz [Bromberg], Pologne).
1941
Début de la déportation des juifs de Bucovine (R.S.S. d'Ukraine) : les juifs habitant les villes de Radautz, Suczava, Gurahumora, Kimpolung et Dorna Vatra, 40 000 au total, sont successivement déportés vers les camps de concentration de Transnistrie. Beaucoup d'entre eux meurent en route. Ceux qui sont trop faibles pour marcher assez vite sont fusillés sans pitié. Les déportations se prolongent le 10 octobre. Le même jour, tous les juifs de Burduyeni (Roumanie) sont déportés en Transistrie.
1942
En deux jours, les SS et la police ukrainienne assassinent 900 juifs à Mylanov (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine). Ce jour-là et les précédents, les nazis ont arrêté 75 juifs à Rotterdam. Ceux-ci sont envoyés au camp de regroupement de Westerbork et de là déportés vers des camps allemands. 1 703 juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz. Un convoi quitte Vienne (Autriche) avec 1 306 juifs déportés au camp de concentration de Theresienstadt. 14 000 juifs environ sont déportés du ghetto de Radomsko (province de Lodz, Pologne) au camp d'extermination de Treblinka, où ils sont assassinés. Lors de l'ultime Aktion, de nombreux jeunes juifs se réfugient dans les forêts, où ils deviennent des partisans. Le même jour commence la liquidation du ghetto de Przedborz (province de Kielce, Pologne), au cours de laquelle 4 500 juifs sont déportés à Treblinka.
1943
La capitulation de l'Italie, en septembre 1943, et le partage du pays entre un Sud occupé par les forces alliées et un Nord occupé par les troupes de l'Allemagne nazie font des juifs de la partie septentrionale des victimes, à leur tour, de la " solution finale ". Le 9 octobre, les nazis font une rafle de juifs à Trieste. L'unique camp de concentration créé en Italie se trouve près de la ville. Après la rafle, 600 juifs y sont internés. Par la suite, ils seront déportés vers les camps d'extermination de l'Est, notamment à Auschwitz.
1944
Un transport quitte le camp de concentration de Theresienstadt avec 1 600 juifs déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

06 octobre 2006

CAPITULER OU SE BATTRE ?



CAPITULER OU SE BATTRE ?

Par Sydney Touati

Un professeur de philosophie menacé de mort pour avoir usé d’un droit garanti par la constitution. Cet interdit n’est pas un acte isolé, il est la suite d’une longue série d’interdits qui pèse sur nos sociétés démocratiques : interdiction de jouer un opéra de Mozart, interdiction de publier des caricatures de Mahomet, interdiction de jouer une pièce de théâtre de Voltaire, interdiction de porter une minijupe, de ne pas être voilée, interdiction aux agents de police de faire leur métier, interdiction au Pape de donner son point de vue etc.
En Europe, il pleut des interdits de toutes sortes.En Israël il pleut des roquettes.La source est diversifiée mais l’inspiration puise à la même veine : la pureté de l’Islam qu’il faut répandre et protéger à tout prix. Aux yeux des islamistes fanatiques, la culture européenne est une souillure, tout comme l’est la présence de juifs sur une terre dite arabe. La mondialisation et les réseaux Internet ont donné corps au fantasme d’une « nation musulmane » dont les porte- parole autoproclamés considèrent le monde entier profané par la présence des non musulmans. Les intégristes ne connaissent qu’une seule règle : la soumission ou la mort. Lorsqu’on leur cède, on a la soumission et la mort. Les terroristes ont au moins compris une chose : la plupart des Etats démocratiques n’ont pas de réponse adaptée aux attaques et menaces contre les civils. Israël durant la guerre de juillet 2006 a déplacé des centaines de milliers de personnes. La France cache le professeur de philosophie et les français pratiquent l’autocensure. Certains deviennent serviles. Ces faits posent la question la plus grave : comment se comporter face à la terreur islamiste ? Fuir, se cacher ? Cesser de penser, d’écrire ; censurer notre culture, gommer tout ce qui peut déplaire comme le préconisent les « élites » dominantes de notre pays ? Si l’on veut être libre, faut-il entrer en clandestinité, écrire sous un faux nom, voire quitter la France ? L’exemple américain nous ouvre une autre porte que celle de la fuite, de la honte ou de la capitulation : pas un seul attentat sur le sol américain depuis que George BUSH a décidé de réagir fermement.Aux Etats-Unis, les islamistes se sont tus. Les américains peuvent s’exprimer librement sur tous les sujets.La terreur a reculé. La démocratie a gagné.


Souviens toi…6 octobre
Par Claude Bensoussan
Mémoire... Rubrique quotidienne
1938
L’antisémitisme devient officiel en Slovaquie. Ce jour-là, des décrets antijuifs entrent en vigueur et des mesures sont prises contre la population juive.
1941
Début de la déportation des juifs de Prague au camp de concentration de Theresienstadt. Elle prend plusieurs mois.
1942
1 200 juifs du ghetto de Biala Podlaska (Pologne), où les juifs des environs ont été regroupés eux aussi, sont déportés au camp d’extermination de Treblinka, où ils sont tués quelques heures après leur arrivée. Le même jour sont déportés à Treblinka : 3 000 juifs de Wolomin (district de Varsovie), 4 000 juifs de Miedzyrzec Podlaski (province de Lublin), 800 juifs de Zarki et 8 000 autres de Chmielnik (province de Kielce), arrêtés par une unité spéciale composée de policiers allemands et d’auxiliaires ukrainiens. 500 juifs sont assassinés par les SS au cours d’une Aktion déclenchée à Warkovicze (Volhynie). Environ 800 autres fuient dans les bois. Des jeunes gens résistent de leur mieux. Les SS continuent à fusiller les juifs du district de Dubno (Volhynie, R.S.S. d’Ukraine), comme ils ont commencé à le faire le 5 octobre. 5 000 juifs sont fusillés en deux jours.
1944
Au cours d’une Aktion, les SS fusillent 529 juifs qui travaillaient embrigadés dans les mines de cuivre de Bor (Yougoslavie). Un transport quitte le camp de concentration de Theresienstadt avec 1 550 juifs déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.

29 septembre 2006

Souviens toi…29 septembre

Souviens toi…29 septembre
Par Claude Bensoussan pour Guysen Israël News

1349
Les accusant d’avoir empoisonné les puits, les habitants de Krems et de Stein menacent les membres de la communauté de Krems, une des plus importantes d’Autriche à l’époque. Les juifs de Krems mettent le feu à leurs maisons et périssent dans les flammes. Quelques-uns seulement parviennent à se réfugier dans le château de la ville.
1891
Plusieurs juifs sont massacrés au cours d’un pogrome, la veille de Kippour, à Starodub (gouvernement de Tchernigov, Ukraine).
1939
Les Allemands occupent Varsovie où vivent 393 950 juifs, le tiers de la population totale.Les juifs ont vécu à Varsovie depuis la fin du XIVe siècle. Leur histoire fut mouvementée, la ville ayant appartenu à la Pologne, à la Prusse, à la Russie et finalement à nouveau à la Pologne.Au nombre de 5 000, tus les juifs de Wyszkow (district de Varsovie) sont rassemblés quelques jours après l’occupation allemande et chassés de l’autre côté de la frontière germano-soviétique : on les envoie vers l’est, où ils doivent survivre par leurs propres moyens.
1941
Tous les juifs de Kiev (R.S.S. d’Ukraine) et des environs doivent se faire recenser auprès des autorités après que l’armée allemande a occupé la ville le 27 septembre. Ceux qui se sont rassemblés près du cimetière juif, sur l’ordre des nazis, sont conduits dans le ravin de Babi Yar. Là, selon les rapports officiels des SS, 33 771 juifs sont fauchés à la mitrailleuse ce jour-là et le lendemain.
1942
Les nazis assassinent 150 juifs du village de Kobylniki, près de Minsk (U.R.S.S.). Un transport de 2 000 juifs quitte le camp de concentration de Theresienstadt pour celui de Maly-Trostinets (R.S.S. de Biélorussie). A la suite d’une rafle, les 2 000 juifs restant à Amsterdam, dont les responsables du Conseil juif, sont arrêtés par les nazis et internés au camp de regroupement de Westerbork. Le Conseil juif se trouve ainsi dissous.
1943
A Kiev (R.S.S. d’Ukraine), 325 juifs et prisonniers de guerre soviétiques doivent déterrer et brûler les cadavres des victimes du massacre de Babi Yar en septembre 1941
afin d’éliminer toute trace des fosses communes où les juifs sont enterrés. Bien qu’enchaînés, ils se révoltent : 311 d’entre eux sont tués le lendemain par les nazis. 680 juifs éminents, protégés par le Reichskommissar (commissaire du Reich) en personne, doivent quitter le château de Barneveld (province de Gueldre, Pays-Bas) : des SS les conduisent au camp de regroupement de Westerbork.
1944
Un transport quitte le camp de concentration de Theresienstadt avec 1 500 juifs déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.

La France et l’Intifada II


La France et l’Intifada II
Par Cyrano pour Guysen Israël News

Le Centre Begin-Sadate d’études stratégiques (BESA) de l’université Bar-Ilan vient de publier une étude de Tsilla Hershco sur le rôle de la diplomatie française au Proche-Orient lors de l’Intifada II. La France a-t-elle alors joué un rôle constructif ou a-t-elle au contraire « jeté de l’huile sur le feu » ? A-t-elle réévalué sa politique en fonction des évènements graves survenus de 2000 à 2005 ? Telles sont les questions auxquelles répond cette historienne.
Détentrice d’un doctorat de l’université Bar Ilan, Tsilla Hershco, est chercheuse au BESA. Pour ses recherches, elle est l’invitée du Centre d’études des relations internationales (CERI) à Paris. GIN a publié la critique de son livre « Entre Paris et Jérusalem. La France, le sionisme et la création de l’Etat d’Israël » (1), consacré aux relations entre la France et le Yichouv devenu en 1948 l’Etat d’Israël. Une situation complexeAujourd’hui Tsilla Hershco s’attaque à une actualité récente qui correspond à l’Intifada II. Elle a consacré à ce sujet deux années, travaillant sur les archives du ministère des affaires étrangères d’Israël et du Quai d’Orsay. Son analyse repose aussi sur des entretiens avec des personnalités israéliennes et françaises de premier plan, ambassadeurs et autres hauts fonctionnaires. Ce travail de bénédictin est consigné dans un mémoire en hébreu de 80 pages publié par le BESA en juillet 2006 (2) et en cours de traduction en français. Voici, non une critique de cette étude, mais un résumé d’une interview de la chercheuse et de la lecture du synopsis dense de cette publication. Notre article ne donne qu’un aperçu d’une analyse méticuleuse et, me semble-t-il, impartiale. Impartialité méritoire si l’on songe à l’horreur suscitée par les violences contre les civils israéliens au cours de ces années terribles. Les événements-clésRappelons les événements qui ont ponctué ces cinq années : - fin septembre 2000 : Ariel Sharon se rend à l’esplanade des mosquées (mont du Temple) avec l’autorisation du WAFQ, organe palestinien qui gère les biens religieux musulmans. Les Palestiniens déclenchent « l’Intifada II prévue à l’avance » selon Imad al-Faluji, ministre des Communications de l'Autorité palestinienne ; - 21-27 janvier 2001 : échec de la conférence à Taba (Egypte) malgré la médiation du président américain Bill Clinton ; - février 2001 : élection d’Ariel Sharon au poste de Premier ministre ; - 11 septembre 2001 : attentats terroristes d’al-Qaïda contre les Etats-Unis, notamment par la destruction des Twin Towers (Tours jumelles) de New York ; - janvier 2002 : arraisonnement par la marine israélienne du bateau Karine A contenant des armes de provenance iranienne, démontrant la complicité des autorités palestiniennes avec les organisations terroristes mondiales, notamment iraniennes ; - mars 2003 : invasion de l’Irak par des forces anglo-américaines ; - novembre 2004 : mort de Yasser Arafat : - février 2005 : assassinat de Rafiq Hariri, suivi de l’évacuation du Liban par les troupes syriennes ; - été 2005 : visite d’Ariel Sharon à Paris et désengagement de la bande de Gaza. Des comportements ambigusLa période analysée par Tsilla Hershco (septembre 2000-septembre 2005) a vu une succession d’événements majeurs au Proche-Orient et dans le monde. Elle a été marquée par les comportements ambigus des principaux protagonistes du conflit : - le double jeu de Yasser Arafat, chef de l’Autorité palestinienne, condamnant en anglais les attentats-suicide et accordant des indemnités aux familles des «martyrs» ; - la politique d’Ariel Sharon faite de répliques sévères contre l’Autorité palestinienne et les mouvements terroristes. Contre toute attente, ce « faucon » a réalisé en juillet-août 2005 le désengagement de la bande de Gaza ; - enfin, dernier paradoxe, le soutien indéfectible du Président de la République Jacques Chirac à Yasser Arafat tandis que les autorités françaises affichaient leur volonté de renouer le dialogue franco-israélien et d’améliorer les relations entre les deux pays. « Une conception politique » française inchangéeLes observateurs ont bien du mal à décrypter cette situation complexe et qui comporte encore des zones d’ombre : que s’est-il passé à Taba en 2001 pour expliquer le refus opposé par Yasser Arafat, chef de l’Autorité palestinienne, aux propositions généreuses du Premier ministre Ehoud Barak ? Ce refus a-t-il été encouragé par le Président Jacques Chirac ? Tsilla Hershco a réussi à démêler un écheveau où s’entrecroisent des événements dont elle décrit les conséquences, réelles ou apparentes. Curieusement, certains faits n’ont pas modifié la position de la France vis-à-vis des dirigeants palestiniens. Ces événements, dont certains sont considérés par Tsilla Herschco comme des événements- clés, ont donné lieu à des interprétations divergentes, notamment en ce qui concerne l’attaque du 11 septembre 2001 que certains observateurs considèrent comme le début de la Troisième Guerre mondiale. Le terrorisme au Proche-Orient est-il l’expression locale du terrorisme international islamique ou, au contraire, un élément d’un conflit purement local ? La position de la France a toujours été de dissocier le conflit israélo-palestinien du terrorisme islamique. Enfin, la France a fermé les yeux sur la duplicité et le double langage de Yasser Arafat en le soutenant jusqu’au bout malgré les preuves de ses liens avec les organisations terroristes. Ainsi, selon Tsilla Hershco, « la diplomatie française s’attache de manière obsessionnelle à sa conception politique de base et ce, malgré la nouvelle réalité et les développements importants qui exigeraient un réexamen de sa politique». « L’attitude partiale » de la diplomatie françaisePour Tsilla Hershco, la France n’a pas joué de rôle constructif lors de l’Intifada II : «Loin de rapprocher les parties concernées et de calmer la situation, la diplomatie française a plutôt encouragé les Palestiniens à poursuivre leurs attentats contre les civils en Israël ... Ainsi l’attitude partiale de la France jusqu’à la mort d’Arafat en novembre 2004 a eu des résultats contraires à ses objectifs officiellement déclarés (la création d’un Etat palestinien aux cotés de l’Etat d’Israël). Cette attitude a contribué à la dégradation du conflit qui, à son tour, a affaibli l’Autorité palestinienne et éloigné la création d’un Etat Palestinien, solution au conflit envisagée, désirée par la France et approuvée par Israël». On comprend que cette attitude partiale ait conduit l’Etat d’Israël à ne plus compter sur une médiation française équitable et de ce fait les Palestiniens eux-mêmes ont de moins en moins cherché à s’appuyer sur la diplomatie française. Le retour de la France sur la scène internationale s’effectuera à l’occasion de la deuxième guerre du Liban avec les démarches françaises ayant abouti au cessez-le-feu du 14 août 2006 et au renforcement de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban). Ces derniers développements font l’objet des recherches actuelles de l’historienne. Une analyse «en temps réel» Tsilla Hershco est convaincue qu’un dialogue constructif devrait améliorer les relations bilatérales entre la France et l’Etat d’Israël. Son travail pourrait être considéré comme une réponse au scepticisme de l’écrivain Milan Kundera pour lequel la «vérité historique», repose bien souvent sur des témoignages fragilisés par les défaillances de la mémoire (3) : «Derrière la mince lisière de l’incontestable, un espace infini s’étend, celui de l’approximatif, de l’inventé, du déformé, du simplifié, de l’exagéré, du mal compris». A l’inverse des historiens d’un passé plus ou moins lointain, ceux de l’actualité comme Tsilla Hershco sont à l’abri de telles critiques. Sur un sujet aussi brûlant, le risque est d’une autre nature : c’est celui de transformer une étude rigoureuse en un plaidoyer passionnel. Ce piège a été parfaitement déjoué par l’auteur. Sources : 1-Tsilla Hershco, Entre Paris et Jérusalem. La France, le sionisme et la création de l’Etat d’Israël, (traduit de l’hébreu par Claire Darmon). Préface de Shimon Pérès. Editions Honoré Champion, Paris, 2003. 296 pages. ISBN 27453067822-Tsilla Hershco. French Policy Regarding the Israeli-Palestinian Conflict during the Second Intifada, 2000-2005 (Hébreu). Mideast Security and Policy Studies, n° 68, July 20063- Milan Kundera, Le Rideau. Ed. Gallimard, Paris, 2005. ISBN : 2070341372 « Entre Paris et Jérusalem » de Tsilla Hershco : http://www.guysen.com/articles.php?sid=3728 The Begin-Sadat (BESA) Center for Strategic Studies : http://www.biu.ac.il/Besa/about.html

28 septembre 2006

Tout est lumière en Israël




La lumière d’Israël…
Par Jean Lévy pour Guysen Israël News


Tout est lumière en Israël,
Tout est divin et éternel,
Tout s’en va vers Jérusalem,
Tout va là bas vers ceux qu’on aime.


Belles sont les filles et leurs chansons,
Belles sont les villes et leurs maisons,
Belles sont les plaines et les montagnes,
Belles sont les fleurs dans les campagnes

Beaux sont les garçons bienheureux,
Beaux sont les soldats valeureux ,
Beaux sont les arbres et les champs,
Beaux sont les nouveaux émigrants.

Triste est la guerre et ses misères,
Triste est la mort qu’elle génère,
Triste est l’angoisse d’une mère,
Triste est un jour sans la lumière.

Souviens toi… 28 septembre


Souviens toi… 28 septembre
Par Claude Bensoussan




1939

Les nazis ordonnent à 10 000 juifs de se rassembler sur un terrain de sport à Jaroslav (province de Rzeszow, Pologne) d’où ils sont chassés au-delà de la rivière San dans la région sous contrôle soviétique. Les juifs doivent abandonner tous leurs biens. En mai 1940, la plupart d’entre eux seront déportés en Sibérie, où plusieurs centaines survivront. Des juifs ont vécu à Jaroslav à partir du XVIe siècle.

1942

610 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork et 904 juifs, hommes et femmes, du camp de regroupement de Drancy (France) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz. 18 hommes seulement du convoi venu de Drancy survivront jusqu’à la libération du camp, en 1945.

Dans le ghetto de Kossov (R.S.S. d’Ukraine), les nazis font courir le bruit que les juifs cachés ne seront pas punis s’ils se rendent mais qu’ils seront autorisés à rester dans le ghetto. Tous les juifs qui suivent ces indications sont assassinés.

1944

Un transport quitte le camp de concentration de Theresienstadt avec 2 499 juifs déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.

27 septembre 2006



Souviens toi…27 septembre
Par Claude Bensoussan pour Guysen Israël News
Mémoire...
1939
Après l’incorporation d’Aleksandrov Lodzki (Pologne centrale) au IIIe Reich, tous les juifs de la ville sont déportés à Glovno dans le Gouvernement général (partie de la Pologne non incorporée dans le IIIe Reich). Le cimetière juif est nivelé.
1942
30 juifs, hommes et femmes sont conduits dans un champ de mines à Galibicy (district de Demidov, région de Smolensk, U.R.S.S.). 8 personnes sont aussitôt déchiquetées et les autres mutilées et blessées. Quelques heures plus tard, les survivants sont conduits à nouveau dans le champ de mines, où ils périssent tous. 600 juifs de Parcevo (district de Bialystok, Pologne) sont déportés, par Volkovysk, au camp d’extermination d’Auschwitz. 3 000 juifs de Kock (district de Lublin) sont conduits au camp de regroupement de Lukov. En trois jours, 5 000 juifs sont déportés de Zvolen (district de Kielce, Pologne) au camp d’extermination de Treblinka. 13 000 juifs du ghetto de Kozienice (province de Kielce, Pologne) et des environs, 2 500 juifs de Parysov (district de Lublin) et 1 000 juifs du village de Kolbiel sont déportés au camp d’extermination de Treblinka.
1943
Après la chute de Mussolini, l’île grecque de Corfou est occupée par les Allemands, qui promulguent des décrets antijuifs. Au début de la guerre, 2 000 juifs vivaient sur l’île, dont la communauté remonte à l’époque byzantine. 1944 Un transport de 20 juifs quitte le camp de concentration de Theresienstadt pour celui de Bergen-Belsen (Allemagne).